
La chaîne, un film de Martin Saulnier, a remporté deux prix lors de la 12ième édition du Festival Vitesse Lumière, qui s’est achevée le 5 juin dernier. Le jury, composé de Martin Dubreuil, de Jarrett Mann et d’Éric Canuel, a décerné à Martin Saulnier le Prix « meilleur effets spéciaux », et le Prix « meilleur direction artistique et meilleure direction photo ». De plus, le film s’est fait remarquer à l’étranger en gagnant le Prix « meilleur film de fiction » au Mobile SIFF, une nouvelle division du Shanghaï International Film Festival, qui allie arts médiatiques et nouvelles technologies. Le film poursuit sa carrière internationale en représentant le Canada au festival « Un pays, un film » à Apchat en France en juillet prochain. Ce festival représente la cinquième invitation en compétition pour ce court métrage entièrement produit en Mauricie.
Distribuée par Travelling, les films qui voyagent, La chaîne est une oeuvre qui se déroule dans une usine asservie par une autorité intangible, où un ouvrier apathique émerge involontairement de sa torpeur. Devenant peu à peu conscient de sa pitoyable existence et du monde qui l’entoure, il en vient à se révolter contre le pouvoir en place. La conséquence de ce geste l’amènera à reconsidérer sa conception de la liberté.
Né à Trois-Rivières, Martin travaille dans le milieu de l’image depuis plus de vingt ans. Au fil de sa carrière, il oeuvre à titre de graphiste-concepteur, directeur artistique, designer et intégrateur web, directeur technique, ainsi qu’à titre de réalisateur, scénariste et monteur. À titre de réalisateur en agence, Martin Saulnier a vu six de ses réalisations être récompensées en dix ans, dans des concours de publicité et de communication de calibre national et international. Il a réalisé jusqu’ici près de 500 productions audiovisuelles, dont 17 courts métrages. En 2006, il est financé par Téléfilm Canada pour l’écriture d’un premier long métrage et reçoit un deuxième financement pour un second projet deux ans plus tard. En 2008, il quitte le milieu des agences pour devenir pigiste et ainsi consacrer plus de temps à sa passion : le cinéma.